Le meilleur de l'Actu du chien Saucisse, ses photos people, sa vie, son oeuvre, son caca dans le caniveau, etc...

 

Tribulations

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chiensaucisse@yahoo.fr 

 

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Lundi 17 octobre 2005

  

SAUCISSE DANS LE METRO

Traduit par son maître Serge Scotto

Préface Marie Desplechin

 

« Pour une sauciété plus humaine, contre une vie de chien ! »


C’est avec ce slogan que le candidat Saucisse rassembla 4% des suffrages exprimés lors des dernières élections municipales à Marseille.
Depuis, le politichien ne cesse de faire entendre sa «oua» citoyenne, faisant oeuvre de chroniqueur au sein de la rédaction du quotidien «Metro» où pendant un an il tiendra avec succès la tribune du vendredi en lieu et place de Christine Ockrent.
Ces chroniques, nous les retrouvons ici, traduites du chien par son maître, le romancier Serge Scotto.

Achetez ce livre directement aux Editions Jigal

Lundi 17 octobre 2005

 

Saucisse apprécie le travail

Saucisse, politichien, journaliste, écrivain et bientôt chanteur, ajoute une nouvelle corde à l'arc de son talent polyforme : "Qui a chouré le chien Saucisse ? ", fiction politico-délirante et qui craint dégun, sort en BD début décembre aux éditions Crès !

Un bien bel album en perspective et en couleurs, qui ravira tous les fans et parodiera la campagne électorale du candidat au poil, qui en 2001 se fit connaître, rappelons-le, en rassemblant autour de son nom 4% des électeurs marseillais.

QUI A CHOURE LE CHIEN SAUCISSE ? par Serge SCOTTO/Michel Martin Roland, aux Editions Crès, décembre 2005

lire l'article dans le METRO du 16 janvier 2006

 
 
lire l'article dans LEMAGUE du 11 avril 2006
 
Lundi 17 octobre 2005

 

Retrouvez le soutien de Saucisse à Florence Aubenas et Hussein Hanoun, ainsi que 99 autres auteurs, dans le livre "Cent jours sans".

http://www.pourflorenceethussein.org

 

LA NOSTALGIE DU VIEUX PAIN

Cette fois,un pigeon s'est posé sur le rebord de notre fenêtre.Un être voyageur, que le pigeon… capable de faire le tour du monde d'un coup d'aile ! Mais qui n'aime rien tant que rentrer à la maison, raconter aux siens les secrets de ses périlleuses aventures qu'il tient écrits, roulés autour de sa patte. Tel un journaliste de retour de grand reportage…


Celui-ci vient de Paris, il s'appelle Ange. Un vrai prénom de pigeon… Je me suis d'abord demandé ce qu'il venait faire sur ce rebord de notre fenêtre… où il n'avait jusqu'à présent pas ses habitudes. Le premier jour, j'ai essayé de l'attraper, d'un coup de gueule. Instinctivement, comme d'un gibier ! Mais les huisseries ne sont pas à la hauteur des vingt centimètres au garrot d'un bâtard de teckel. J'eus beau sauter ! Las ! Ne pouvant l'atteindre, à force de guetter en vain qu'il condescende de son perchoir…


J'ai fini par m'attacher à l'oiseau, suffisamment pour sympathiser. Même si ne nous croyons pas de la même race, puisque je suis roux et lui, gris. Nous devisons de longs moments, en bonne intelligence entre animaux qui parlent.  Il nichait jusqu'à récemment au sixième étage d'un immeuble ancien, sous les toits de Paris, une bonne adresse connue des oiseaux. Vivait là une jeune femme qui sur son balconnet entretenait toute une colonie de ses congénères emplumés. Comme dans une chanson de J-J Goldman, elle n'économisait pas son vieux pain pour attirer les moineaux, les pigeons… qui tenaient ici salon. Il y avait du monde au balcon ! - c'est une expression que m'a apprise mon maître, qui n'a pourtant rien d'un ornithologue… 

Et puis, il y a une saison de cela, la jeune femme de l'appartement a migré. Sans retour, pour l'instant. Ca s'est vite su, dans ce quartier de Paris. Les volatiles ont déserté. Ange a repris la route avec les beaux jours, décidé à voler au petit bonheur la chance vers de nouveaux horizons. Ce matin-là, alors qu'il quittait la capitale, filant dans le ciel, il vit soudain face à lui la jeune femme, souriante comme il y a peu à son balcon. Il se précipita… et évita de peu de s'écraser sur ce qui n'était qu'un portrait géant. Dressé tel un monument place de la République…

 
Un autre matin, perché sur une balustrade inconnue le temps de reprendre son souffle, il  revit prisonnière de cet étrange aquarium où se succédaient les images bruyantes qui lui apprirent la vérité sur la captivité de Florence Aubenas. C'était donc le nom de cette jeune femme, humaine comme l'aiment les animaux et détestent les hommes bêtes.


Un soir enfin, Ange se posa sur le rebord de notre fenêtre, pour se coucher avec le soleil de Marseille.
Il y attend toujours…, ensemble nous écoutons la radio de mon maître, en quête de nouvelles. Ange veut croire… et je veux croire aux anges, pour ceux qui le méritent. 

 

 
 
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